- Coït, de Chantal Neveu
- Nos Échoueries, de Jean-François Caron.

Avec ce livre intitulé Coït - signifiant étymologiquement « aller ensemble », Chantal Neveu continue d'exposer un parti pris pour la littéralité des mots et des gestes au sein des échanges amoureux et/ou chorégraphiques. En effet, ayant scripté paroles et observations en différents plateaux de danse et d'intimité, l'auteur joue d'un télescopage d'échelles et de situations - physiologiques, artistiques ou érotiques pour révéler ce qu'engagent les corps et les mots, leur mise en relation dans un esprit de confiance, de permissivité, voire de confidence.
Livré telle une double partition, à la faveur de nombreuses permutations de sens et de cadrages, ce livre tente un pari du dépouillement, multivocal. Éloge des corps, dansants.
Sainte-Euphrasie, un minuscule village de bord de fleuve, ressemble à tous les autres. Un village qui meurt lentement. Bouleversé par le décès de ses parents qu’il n’avait pas vus depuis trop longtemps, c’est dans ce simple décor riverain qu’un homme cherchera son réconfort. En revenant sur ses pas, il retrouvera la maison d’autrefois, l’excitation de ses jeux d’enfant, des histoires inventées, celles qu’on lui a racontées. Arrivée avec lui, une jeune voyageuse. Une vie nouvelle émergera à Sainte-Euphrasie.
On dit que les étrangers sont comme les cormorans, qui sèment la maladie et la mort. Est-ce une coïncidence? Après leur venue, le village ne sera jamais plus comme avant.
Jean-François Caron peint avec justesse, dans ce roman dense et envoûtant, les paysages et la réalité des villages situés loin des grands centre urbains. La vie qu’on y mène en silence, les escarpements, l’horizon ouvert et les jeunes qui désertent.










